Aldabra, la tortue qui aimait Shakespeare
Silvana Gandolfi
Traduction de Nathalie Bauer
 Seuil jeunesse, 2003
Prix Chronos 2004
A partir de 12 ans

Résumé de la quatrième

« L'astuce, pour tromper la mort, c'est de se transformer ».
Tels sont les mots de la surprenante mamie Eia à sa petite-fille Élisa. Et autant dire qu'ils ne sont pas à prendre à la légère puisque Élisa, qui rend chaque jour visite à son extravagante grand-mère dans sa petite maison de la Celestia, quartier ouvrier de Denise, va devenir la spectatrice inquiète et émerveillée d'une bien étrange métamorphose.

Contenu

Beau roman fantastique que ce texte primé et à juste titre. Histoire de mamie Eia, la grand-mère de l'héroïne qui se transforme lentement en énorme tortue de terre, originaire de l'atoll d'Adalbra dans l'océan Indien, ce roman est drôle et bien écrit. Son intrigue pour le moins étrange est bien menée et reste fidèle à la vision d'un enfant de 10 ans, la narratrice. La vieillesse, le rapport entre la mère et son enfant, la grand-mère et la mère sont des thèmes qui sont rarement aussi bien traités, sans ostentation mais efficacement. Et puis il y a Shakespeare, qui reste le fil, le lien entre ces trois générations jusqu'à la scène de dénouement, superbe et si émouvante ! La question de la schizophrénie aussi, si dure à aborder et si savamment réfléchie ici ! Oui, un bien beau roman fantastique !

Intérêt pédagogique
A faire découvrir en quatrième en lecture cursive quand on étudie le fantastique ou en clin d'oeil à Macbeth pour la si belle scène de dénouement. Trés bien aussi pour aborder les questions de la vieillesse, de la perte d'autonomie des anciens ou des malades  et de la schizophrénie.

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