| Le
coeur de l'autre Irène Cohen-Janca Editions du Rouergue, Doado 2006 A partir de 11 ans |

| Résumé
de la
quatrième
Alors que tout va pour le mieux dans la famille d'Héloïse depuis que son père a été greffé du cœur, une jeune femme vêtue d'un imper blanc semble faire le guet devant la maison depuis plusieurs jours de suit. Personne ne l'a remarquée, sauf Héloïse. Elle paraît si étrange et si triste ! En rentrant du lycée, un soir, Héloïse n'hésite plus. Pourquoi les épie-t-elle. Lorsque la jeune femme, Anna, révèle ce qu'elle veut, l'adolescente est entraînée dans une histoire à la fois douloureuse et magnifique. Quand Anna repart, Héloïse hérite d'un carnet noir, le carnet d'amour pour un jeune homme qui aimait trop la vitesse. Contenu Cette suite du roman L'autre coeur, paru en 2003, et qui nous avait semblé si réussi, est assez agréable mais beaucoup moins réussi que le premier. Plus long, sans être délayé pour autant, il explore les premiers émois amoureux d'Héloïse tout en rendant compte de ses relations familiales. En fait, trois histoires d'amour se mêlent ici, celle d'Héloïse se voit offrir en regard celle d'Anna, l'ancienne amie du motard qui a donné son coeur ainsi que celle de ses grands-parents séparés par la maladie d'Alzheimer. Mais aucune n'est traitée avec profondeur, on ne fait que survoler chaque élément de l'intrigue sans aller beaucoup plus loin. Il en est de même pour la brouille avec son amie Ophélie ou les difficultés du père à vivre amoindri : l'auteur se concentre un instant dessus puis nous laisse sur notre faim, n'apportant que des réponses partielles ou "oubliant" de nous en reparler. Les citations du journal intime d'Anna paraissent décalées ainsi que les références littéraires. Le regard plus mature d'Héloïse semble promettre au début du livre un nouvel opus tout aussi délicat mais en fait, c'est un roman assez brouillon, qui exploite trop de pistes sans aller au bout d'aucune, un peu décevant.
On indiquera
évidemment aux élèves ayant lu le premier texte
cette suite mais sans insister car il ne nous a pas convaincu. |