Résumé
de la
quatrième
Imaginez un monde. Un
monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est
noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc
est pauvre, opprimé et méprisé. Un
monde où les communautés s'affrontent
à coup de lois racistes et de bombes. C'est un monde
où Callum et Sephy n'ont pas le droit de s'aimer. Car elle
est noire et fille de ministre. Et lui blanc et fils d'un rebelle
clandestin... Et s'ils changeaient ce monde ?
Contenu
Best-seller
en Grande-Bretagne,
récompensé par de nombreux prix, Entre chiens et
loups, premier volume d'une trilogie, m'a un peu
déçue : l'intrigue est assez
intéressante et le mode de narration, qui fait alterner les
points de vue des deux personnages principaux, est attirante au premier
abord, cependant, elle finit par créer des lenteurs et
l'interêt s'essouffle peu à peu. La
société ségrégative
décrite a pour trait principal d'inverser le rapport que
nous connaissons depuis des siècles : les blancs deviennent
les opprimés, les noirs dirigeant le pays. Le reste semble,
dans ce premier volume, assez proche de nos
sociétés contemporaines. Cette inversion un peu
facile, plutôt qu'originale comme je l'ai lu à
droite à gauche, ne s'assortit pas d'une
réflexion sur les origines de cette
ségrégation, il s'agit surtout de
dénoncer à travers la
réécriture de Roméo et Juliette, les
inégalités dont ont été
victimes les noirs aux Etats-Unis ou en Afrique du Sud et de montrer
comment le terrorisme se dévellope dans de telles
conditions. Rien de bien neuf en fait ! La fin m'a largement
déplu : les drames vécus par la famille de Callum
le mènent tragiquement à la violence, comme s'il
n'y avait pas d'autres voies, et cela est largement discutable.
Là où ce livre présente des
qualités, c'est dans sa subtilité à
présenter les réactions des deux
communautés vis à vis l'une de l'autre
à travers les faits de Callum et surtout de Sephy : sa
présence à l'enterrement ou à
l'exécution, son intervention devant le lycée
dévoilent la complexité de la situation, il n'y a
pas seulement des bons et des méchants, on
n'échappe pas si facilement à son rang social,
même animé des meilleures intentions.
En fait,
ce roman n'est pas mauvais
en soi, il se lit, sans plus... et ne donne pas grande envie d'attaquer
le deuxième tome. Mais les critiques dithyrambiques que je
lis m'y amèneront peut-être !
Intérêt
pédagogique
Pour des
élèves
attirés par ce genre de roman manifeste, mais on les
dirigera tout aussi bien vers de trés bons romans
historiques sur l'Afrique du Sud ou les Etats-Unis à
l'époque de la ségrégation.
Liens
Le
site de
Malorie Blackman (en anglais) |