| Mémoires
d'une pirate Celia Rees Seuil, 2004 A partir de 13 ans |

| Résumé
de la
quatrième
Comment
deux jeunes filles que tout
sépare - l'une
anglaise, issue de la meilleure société et
propriétaire terrienne,
l'autre métisse et esclave dans une plantation
jamaïcaine -
peuvent-elles faire le choix de devenir pirates, se propulsant ainsi
dans un univers trépidant, soit, mais également
sanguinaire et
exclusivement masculin ? Par l'auteur des déjà fabuleux Journal d'une sorcière et Vies de sorcières, un nouveau roman passionnant, qui vous tient en haleine sur ses quelques 450 pages, écrit avec toujours plus de finesse de roman en roman et un souci de respecter les données historiques très agréable. Ici, après les indiens dans ses deux précédents romans, Celia Rees nous fait découvrir en premier lieu l'Angleterre du XVIIIème avant d'arriver très rapidement en Jamaïque au milieu de l'horreur des exploitations agricoles nourries par l'esclavage. Toute la cruauté des propriétaires blancs est dénoncée avec force par la jeune narratrice Nancy, elle-même " vendue " en mariage à un homme tyrannique qu'elle fuit en devenant pirate. Les aventures de Nancy et Minerva permettent alors de découvrir un univers dur et sauvage sur lequel nous avons beaucoup de préjugés mais peu de connaissances en fait. L'auteur, toujours soucieuse de donner une image réaliste de l'histoire dans ses romans donne envie d'en savoir plus sur ces " affreuses brutes sanguinaires ", les pirates. Intérêt pédagogiqueUn livre aussi énorme et cher (14 Euros) ne peut pas être étudié dans son intégralité mais conseillé en lecture pour les bons lecteurs. Il en est comme pour Harry Potter, si l'enfant accroche, il dévorera les 450 pages même s'il n'est pas un excellent lecteur. Par contre, il est tout à fait possible d'envisager une lecture analytique d'un passage dans le cadre d'une séquence sur le roman historique, sur l'esclavage (p 117 à 120, bon passage sur le traitement du sucre) ou dans un groupement de texte sur les pirates ou la vie en mer. La référence-hommage faite à Defoe indique en particulier cette dernière piste. Liens
Le site de Celia
Rees (en anglais) |