| J'apprends
l'allemand Denis Lachaud Actes Sud/Leméac, Babel J, 2006 (réedition) A partir de 15 ans |

| Résumé
de la
quatrième
Dans les années soixante-dix à Paris, une famille allemande vit dans le refus de ses origines. Les Wommel ont trente-cinq ans, ils sont installés en France depuis près de dix ans. Leur fils Ernst va entrer en sixième et, contrairement à son frère aîné, il ne peut accepter le silence qui entoure leur histoire. Il décide d'apprendre l'allemand, la langue de ses parents, celle qu'ils ne parlent jamais. Comme un passeport pour le passé, cet apprentissage devient très vite le moyen par lequel Ernst espère retrouver ses racines. A quatorze ans, il part en Allemagne avec sa classe et rencontre Rolf, son correspondant, avec qui il vivra une tendre amitié. Ce pays lui est enfin ouvert, il y retournera chaque année. Avec la complicité de son camarade allemand, Ernst persévère dans ses recherches et finit par retrouver son grand-père, qu'il croyait mort... Contenu Ce roman qui a
déja pas
mal fait parler de lui lorsqu'il est paru en 1998 chez Actes Sud est
réédité dans la toute nouvelle
collection Babel J, pour "une nouvelle génération
de lecteurs". Roman sur la difficulté d'être
allemand quand sa famille a collaboré au régime
nazi, ce texte à plusieurs voix est aussi un roman
d'apprentissage, qui permet de découvrir un jeune enfante et
de le suivre jusqu'à l'âge adulte. C'est surtout
cet aspect qui nous a intéressé, car la recherche
qu'il effectue sur ses origines, prétexte durant la
première moitié et centre de l'ouvrage dans la
seconde, est beaucoup plus surfaite. Au contraire, son enfance et son
adolescence, ses difficiles rapports familiaux, sa
découverte des plaisirs amoureux à travers sa
rencontre avec Rolf sont finement analysés. La fin est
décevante, moraliste et simpliste. Rien de nouveau sous le
soleil, les enfants ont honte de ce qu'ont fait leurs parents et cela
les ronge...les petits-enfants se font enquêteurs,
justiciers, juges...mais finalement, on n'apprend pas grand chose de
plus. Un roman qui vaut donc pour sa première partie,
s'appuyant sur un jeu de points de vue qui renforce l'impression de
complexité des relatios familiales et dont le style
épuré est puissant. Seulement
à partir du
lycée, car trop complexe et ardu avant, ce texte est
à conseiller en classe d'allemand pour découvrir
un peu plus la culture de ce pays. La façon simple et non
ostentatoire dont il aborde l'homosexualité est
trés intéressante aussi pour aborder le sujet.
Cependant, les scènes étant un peu crues, les
aborder en classe sans préparation peut exposer à
des réactions vives de la part
d'élèves facilement gênés
à cet âge-là : cela n'est pas une
excuse pour les éviter de lire ces scènes !
Intéressant à noter : on retrouve trés
bien l'ambiance des classes d'allemand première langue,
comme le fait remarquer Lionel Labosse sur Homoedu. A conseiller aussi
en lecture personnelle, à faire figurer sur les
étagères du CDI. Liens Une fiche sur J'apprends l'allemand sur Homoedu Une rencontre avec Denis Lachaud |