| Mange-moi Nathalie Papin Théâtre, L'école des loisirs, 2004 A partir de 9 ans |

| Résumé
de la
quatrième
Alia est grosse, elle ne peut pas s'empêcher de manger tout ce que sa maman lui prépare, tout et plus encore. Elle a peur de s'envoler si son estomac n'est pas lourd. Un jour, ses copains à l'école se moquent d'elle, la traitent de grosse et de moche. Ils veulent lui voler son goûter. Alia décide de se sauver très loin pour leur montrer de quoi elle est capable. Elle court et elle s'arrête quand elle entend un bruit de mastication. Elle voit devant elle la moitié de l'horizon qui disparaît. Alia ne comprend pas. À son réveil elle voit un drôle de bonhomme. C'est un ogre, mais un ogre particulier qui a décidé, lui, de ne plus jamais dévorer d'enfants. Contenu Une pièce d'une trés grande poésie, fine et sensible. L'aventure onirique de la jeune fille et de l'ogre est particulièrement originale et surtout vraiment trés belle. On se laisse porter par ce conte étrange et plein de tendresse. Alia mène une sorte de quête initiatique qui la transformera tant mentalement que physiquement. Véritablement un beau texte avec ces deux voix principales et les nombreux personnages étranges que croise Alia. Le jeu sur le langage, sur les doubles-sens est d'une grande richesse. Et puis le thème sous-jacent de la boulimie et de l'anorexie est traité ici avec une grande originalité, loin des livres-témoignages qui manquent souvent de finesse pour aborder ces questions si difficiles et si actuelles, malheureusement.
A proposer en oeuvre intégrale en sixième, à monter dans un atelier théâtre ou à conseiller vivement pour faire découvrir le théâtre jeunesse aux enfants. Le discours sur la nourriture peut être intéressant à étudier en particulier pour aborder les problèmes de boulimie et d'anorexie sans jouer des violons ! Liens
Une fiche pédagogique fort intéressante sur le site de l'académie d'Orléans Une autre qui est bien aussi sur le site de l'académie de Limoges Un entretien avec l'auteur à propos de la pièce : passionnant ! Extrait :"C'est un peu surréaliste... Nathalie Papin : Non pas surréaliste, plutôt symbolique. je suis très attachée aux symboles. Connaissez-vous la théorie de la résilience ? C'est Boris Cyrulnik qui en parle, par exemple, dans "Un merveilleux malheur". Il dit qu'il faut regarder les enfants qui s'en sortent, et regarder comment ils ont fait pour s'en sortir. Alors, on voit que l'enfant qui dans son monde hostile arrive à se construire un monde imaginaire, alors il peut s'en sortir. Dans "Mange-moi", il y a un constat dans la réalité : un problème de boulimie, et puis on passe dans l'imaginaire, alors on peut traiter le problème, y revenir, en parler." |