Résumé
de la
quatrième
Alia
est grosse, elle ne peut pas s'empêcher de manger tout ce que
sa
maman lui prépare, tout et plus encore. Elle a peur de
s'envoler si son
estomac n'est pas lourd.
Un jour, ses copains à l'école se moquent d'elle,
la traitent de grosse
et de moche. Ils veulent lui voler son goûter. Alia
décide de se sauver
très loin pour leur montrer de quoi elle est capable. Elle
court et
elle s'arrête quand elle entend un bruit de mastication. Elle
voit
devant elle la moitié de l'horizon qui disparaît.
Alia ne comprend pas. À son réveil elle voit un
drôle de bonhomme.
C'est un ogre, mais un ogre particulier qui a
décidé, lui, de ne plus
jamais dévorer d'enfants.
Contenu
Une
pièce d'une trés
grande poésie, fine et sensible. L'aventure onirique de la
jeune
fille et de l'ogre est particulièrement originale et surtout
vraiment trés belle. On se laisse porter par ce conte
étrange et plein de tendresse. Alia mène une
sorte de
quête initiatique qui la transformera tant mentalement que
physiquement. Véritablement un beau texte avec ces deux voix
principales et les nombreux personnages étranges que croise
Alia. Le jeu sur le langage, sur les doubles-sens est d'une grande
richesse. Et puis le thème sous-jacent de la boulimie et de
l'anorexie est traité ici avec une grande
originalité,
loin des livres-témoignages qui manquent souvent de finesse
pour
aborder ces questions si difficiles et si actuelles, malheureusement.
Intérêt
pédagogique
A
proposer en oeuvre intégrale
en sixième, à monter dans un atelier
théâtre
ou à conseiller vivement pour faire découvrir le
théâtre jeunesse aux enfants. Le discours sur la
nourriture peut être intéressant à
étudier
en particulier pour aborder les problèmes de boulimie et
d'anorexie sans jouer des violons !
Une
fiche
pédagogique fort intéressante sur
le site de
l'académie d'Orléans
Une
autre
qui est bien aussi sur le site de l'académie de Limoges
Un entretien
avec l'auteur à
propos de la pièce : passionnant !
Extrait :
"C'est
un peu surréaliste...
Nathalie
Papin : Non pas
surréaliste,
plutôt symbolique. je suis très
attachée aux
symboles. Connaissez-vous la théorie de la
résilience ?
C'est Boris Cyrulnik qui en parle, par exemple, dans "Un merveilleux
malheur". Il dit qu'il faut regarder les enfants qui s'en sortent, et
regarder comment ils ont fait pour s'en sortir. Alors, on voit que
l'enfant qui dans son monde hostile arrive à se construire
un
monde imaginaire, alors il peut s'en sortir.
Dans "Mange-moi", il y a un constat dans la
réalité : un
problème de boulimie, et puis on passe dans l'imaginaire,
alors
on peut traiter le problème, y revenir, en parler." |