Mes enfants, c'est la guerre
Jean-Jacques Greif
Médium, L'école des loisirs, 2002
Prix Bernard Versele 2003-2004 (catégorie 5 Chouettes), remis par La Ligue des Familles de Belgique
A partir de 11 ans

Résumé de la quatrième

"Nous trouvons Madame Christiane en train de faire cuire de la viande dans une grande casserole. Bizarre : ce n'est pas le jour du cuisseau de veau. - Qu'est-ce que c'est comme viande, Madame Christiane? - J'ai pensé que nous n'avions pas besoin de chiens ici, donc j'ai chassé la mère et j'ai pris ses chiots. - Vous nous racontez des blagues. On ne peut pas manger du chien. - Bien sûr que si. Les Chinois en mangent, alors pourquoi pas nous? - Ben moi je suis pas chinois. J'en mange pas. - Moi non plus. Personne n'en veut, alors Madame Christiane mange les quatre chiots. - C'est excellent, dit-elle. Ça me rappelle les cuisses de grenouille." Madame Christiane sauve des enfants. Elle tient tête aux Allemands et cache des évadés. Elle fait le docteur, parce qu'elle est infirmière. Elle fabrique de faux camemberts et du vrai dentifrice. Elle veut élever des souris pour les laboratoires. Elle aime les douches froides. Elle chante "Vent frais vent du matin". Elle joue de l'harmonium. Elle connaît les champignons. Elle mange du chien. Les petits l'appellent Madame Christiane. Elle a vraiment existé.

Contenu

Un bol de fraîcheur dans une bibliographie sur la seconde guerre mondiale, voila ce que pourrait être Mes enfants, c'est la guerre, roman simple, sobre et bien écrit. La directrice de la colonie de Mimizan garde auprés d'elle pour les protéger des bombes et des péersécutions un certain nomvre d'enfants juifs principalement . Le narrateur, personnage fictif mais construit grâce aux témoignages que l'auteur a recuilli sur Madame Christiane, tient un journal durant les sept années qu'il passe caché dans cette colonie sous le nom de Jacquot. Presque à en oublier qu'il s'appelle Jacob et que ses parents reviendront le chercher à la fin de la guerre. Mais Jacquot, avec son point de vue si touchant, se bat contre l'oubli avec ce journal, auquel l'auteur donne une réelle authenticité en adaptant son style à l'âge du narrateur. Le thème de l'occupation est prédominant, quoique la persécution des juifs soit bien sûr abordée aussi. Mais c'est surtout la vie des gens dans cette France envahie qui est décrite ici. Un bon roman.

Intérêt pédagogique
A faire lire dès la sixième car le roman est écrit simplement et que les horreurs de la guerre ne sont pas trop choquantes pour des enfants encore trop jeunes. Au contraire, de nombreuses questions sur la façon dont les gens vivaient sous l'occupation peuvent trouver ici réponse. La simplicité du style n'empêche pas qu'on le fasse lire jusqu'au lycée, bien au contraire.



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