Résumé
de la
quatrième
Ilse
Koehn, l'auteur de ce livre, a six ans en 1935. C'est le 15
septembre 1935 que Hitler fit promulguer les lois racistes qui
mettaient les juifs au ban de la nation allemande.
Le père d'Ilse est fils de mère juive et de
père allemand. D'après les
nouvelles lois, il est classé «Mischling*, premier
degré». Ilse, sa
fille, devient « Mischling, deuxième
degré». Afin de protéger l'avenir
d'Ilse, ses parents divorcent. Ilse reste un premier temps avec son
père et sa grand-mère juive. Mais la pression des
nazis contre les
juifs devient de plus en plus lourde et Ilse rejoint sa mère
et ses
grands-parents maternels. Bientôt l'Allemagne entre en
guerre. La
propagande nazie s'introduit dans les écoles. La jeunesse
hitlérienne
enrôle...
Puis, les premières bombes tombent sur Berlin. Les enfants
sont évacués
à la campagne.
De 1930 à 1945, d'année en année, la
vie devient plus difficile. La
guerre - peu ressentie au début par les enfants allemands -
impose sa
priorité de plus en plus.
Ilse Koehn raconte simplement ce qu'elle a vécu
jusqu'à la débâcle
finale où, dans un Berlin en ruine et en flammes, les
enfants se
quittaient le soir en se disant: « Reste en vie. »
*Sang
mêlés
Contenu
Roman autobiographique
émouvant
et drôle, ce texte d'un bon style est un des rares romans,
traduits en langue française, traitant de la vie des
allemands
pendant la seconde guerre. Ilse vit à Berlin sous les
bombes,
avec les restrictions, quand elle n'est pas envoyée
à la
campagne avec son école. Mischling second degré,
c'est-à-dire qu'elle n'a qu'un ascendant juif, sa
grand-mère, elle n'est pas autant en danger que son
père
ou sa grand-mère. Cependant, lorsqu'il s'agit pour elle de
rentrer dans les jeunesses hitlériennes, le choix est
difficile
: trahir ses opinions et risquer sa vie ou adhérer
à
cette propagande monstrueuse. Cette position est fort difficile car
Ilse, avec ses qualités et son imagination grimpe les
échelons, et se torture en pensant à son
père. La
guerre se fait aussi de plus en
plus présente et dangereuse. Un
excellent témoignage, profond et juste.
Intérêt
pédagogique
A
conseiller grandement en troisième et au
lycée car, trés bien renseigné, ce
roman est un
excellent document et une belle source de réflexion sur le
fascisme et la façon insidieuse dont il se
répand. C'est
une bonne occasion pour les lecteurs de mieux comprendre la vie des
allemands sous la dictature et de combattre un racisme parfois encore
latent contre ce peuple pourtant pris au piège.
Un
autre livre sur la vie des enfants dans l'Allemagne nazie : J'avais
deux camarades de Hans Peter Richter
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